L’événement
Amazonas Urbanas se veut avant-gardiste, porteuse d’un métissage
entre l’Europe et le Québec, féminine, joyeuse et énergisante.
Les œuvres de Natasha
Hébert révèlent des femmes
différentes les unes des autres mais toutes des Amazones urbaines. Par ce
concept, l’artiste élabore tout un univers mythique une grande bacchanale
de peinture: des déesses, des conquérantes, des bestiales, des séductrices,
des amazones, des dominatrices des abandonnées et des épicuriennes.
Cette exposition met en évidence les formes, les couleurs, les textures et
les lumières, d’une nomade qui découvre le monde avec son œil d’artiste.
« J’ai
toujours voulu peindre des grands formats, mais je me disais: Rien à faire,
il n’y a pas de place pour accrocher ça!. Mais je me lève un matin
et je remarque ces grandes fenêtres... Je me suis dite : Ça y est, je
vais faire de grandes filles, des espèces de grandes cariatides. Il faut dire
que je vivais alors à Barcelone, en face d’un ancien marché sous lequel
on a découvert des ruines. Ils ont tout déblayé mais ont laissé
les murs avec de grandes fenêtres en arc. Puis, autour, ils ont bâti
un gros mur horrible en briques... On a sauté le mur une première fois
pour aller prendre les dimensions. Elles ont exactement les dimensions de mes grandes
toiles... Les événements ont fait que j’ai dû revenir au Québec
à l’automne. J’ai donc gardé ce format avec mes grandes toiles de filles
en me disant qu’un jour j’irais les porter, elles ou d’autres que je ferai, dans
ces fenêtres qui m’attendent... »
« C’est
devenu Amazones urbaines. C’est un peu par mes photos de filles; aussi par le
fait que je m’en vais dans la rue avec mes grandes toiles, que je mets tout ça
par terre, et j’ai l’air d’une espèce d’amazone, avec mes trucs étranges...
La technique est simple. Je mets la toile sur le pavé. Après, avec
un couteau, je fais un frottis. La même chose que lorsque tu mets un vingt-cinq
cents en dessous d’un papier et que tu frottes... Moi, je prends le frottis, je mets
de la couleur et je frotte comme ça avec mon couteau. Celles-là sont
gravées à la peinture, mais les autres derrière sont gravées
à la pâte acrylique; ça va bien chercher la texture. J’aime bien
l’espèce d’infiniment petit, ou infiniment ordinaire, dans le sens où
on marche dessus sans le voir. »
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