|
Peintures de
Véronique
Savard
|
 |
|
LANGAGE PLUS
présente
« LA PEINTURE S’EST CRUCIFIÉE
CROYANTE
ET S’EST DISPERSÉE DISTANTE
»
de Véronique Savard
du 21 janvier
au 13 février 2005
« Bien que ma recherche
soit stimulée par un questionnement philosophique, il n’en reste pas moins
que je juxtapose cette logique à un raisonnement plastique. Mon travail s’inscrit
dans un ensemble de procédés liés à la motricité
du geste d’écrire : en positionnant la répétition à
l’intérieur d’une temporalité, signifiante d’instantanéité,
je propose un regard sur les paradigmes et les rapports pragmatiques qui existent
entre l’image et le langage. Les oppositions se succèdent à travers
un questionnement pictural, ce qui me pousse à chercher un espace entre le
vide et le contenu, c’est-à-dire entre la page blanche et sa retenue. Je cherche
à établir un espace entre la matière et une certaine immatérialité,
situé entre le communicable et l’incommunicable. Bien que nous sachions qu’il
y a quelque chose de situé entre le haut et le bas, comment rendre visible
la dialectique de ce qui tombe ou qui s’élève?
Sur mes toiles, j’écris des bribes de textes poétiques que j’ai composés
sur des propos tels que la création et la peinture. Je retranscris ces extraits
en faisant délibérément appel à ma mémoire. Le
texte sur papier est consulté au préalable, mais jamais pendant le
geste de peindre. J’oblitère la logique implacable de la syntaxe et de la
grammaire. Un texte cohérent devient ainsi texture manuscrite quasi illisible
et dans ce va-et-vient constant entre l’écrit, l’écriture et la peinture,
l’effet de mouvement reste dominant. De ce fait, je cherche à l’intérieur
de mon travail un espace antinomique qui se formule à l’intérieur même
des mots, de la communication, en utilisant la peinture comme sujet à l’exploration
d’un interstice situé entre la réussite et la perte, entre l’aspiration
et l’oubli. »
Le vernissage aura lieu le 21 janvier à 17h00 en présence de l’artiste.
- 30 -
|