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Prestation
publique exécutée par 9 créateurs multidisciplinaires dont la
musique a été réalisée dans le cadre d'ateliers thématiques
de création musicale. Prélude à une série de représentations
publiques, le travail de cet ensemble se destine au volet relève du prestigieux
Festival
des Musiques de Création
de Jonquière au printemps 2005.
Artistes et
musiciens de l'ensemble FI
Claudia Chabot, Nadia Bertrand, Guillaume Thibert, Stéphane Boulianne,
Sarah-Emmanuelle Brassard, Marie-Ange Thériault, Marielle Murray, Claude Martel
et Pascal Beaulieu
Sous la direction artistique du
compositeur Jean-Pierre Bouchard.
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Il était une fois, un enfant
timide, doté d’une vision hors norme, dérangeante. Ce jeune garçon
devint jeune homme, puis homme mais, ce malaise d’avoir une vision hors norme le
suivait toujours… Ayant maladroitement tenté de partager sa vision,
il devint… artiste… encore et toujours, maladroitement.
PAR ÊTRE, en paraphrase de « paraître », souligne
l’ambiguïté de l’humain qui, pris avec les impératifs de sa propre
survie en société, confond aveuglément le beau et le juste,
ses droits et le bon et ne se soucie guère des maux générés
par les beaux, bien mis et bien intentionnés de ce monde. Prestance,
humilité, loyauté, fourberie, visages à deux faces, points de
vue divergents s’affrontant avant même l’arrivée de leur fatal et inéluctable
point de convergence… Tout ça n’est que circonstances atténuantes.
Tout ça nous anime, nous aveugle, nous cache le réel profond, la source
vitale, la vérité. Ayons pitié de nous! Dans PAR ÊTRE,
phase II, je tente par l’utilisation récurrente de l’autoportrait, de
laisser voir, entendre et sentir ce réel transcendant qui nous habite et nous
est de plus en plus caché, étranger. Y arrive-je ?
J’en doute, encore et toujours. Mais je continue le cheminement qui m’a été
tracé, inlassablement.
L’homme mûr devint, par la force des circonstances, ermite, ours, tapi en ce
souvenir vague et éternel de cette vérité qui nourrit, au-delà
de toutes les vicissitudes de ce bas monde. Il paraphrase un maître :
« Mon royaume n’est pas de ce monde ». |