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Cette exposition de Carol Dallaire
propose un corpus de six triptyques d'estampes infographiques de grand format. L'artiste
utilise la nature ambigue de l'image photographique/numérique pour créer
une métaphore de la perception elle-même. La transformation radicale
des images et leur flou obligé, ce que l’artiste nomme "la frustration
rétinienne", ne visent pas à (r)éveiller la nostagie du
spectateur mais plutôt à faire ressortir la volatile essence intime
de celles-ci. Ainsi ces images grand format aux couleurs exacerbées et aux
flous étudiés, tout en usant de leur séduction pour attirer
l'attention du spectateur, se refusent à une lecture aisée de ce que
devrait être la représentation du corps. Ici la dépersonnalisation
crée l'inquiétude et une certaine frustration " de ne jamais pouvoir
bien voir " outre des plages colorées où l'on sait, sans jamais
parvenir à les bien voir, qu'il y a empreinte, enveloppe du corps. Elles jouent,
selon la distance relative du spectateur face à l'oeuvre, sur l'idée
de conscience, de perte d'identité et d'introspection. Le corpus se penche
ainsi sur un aspect terrifiant du XXIième siècle à
savoir, la possible perte de l'identité que pourra entraîner l'utilisation
à outrance des technologies de l'information au niveau des rapports humains.
Lors du vernissage, les spectateurs pourront
assister à une prestation solo de Carol Dallaire au saxophone soprano: la
rencontre d'un musicien et d'un espace, intitulée DE LA PERTE... SUITE ET
FIN. Il s'agit d'une improvisation composée à la fois abstraite et
lyrique, une suite en quatre courts mouvements empruntant ses titres chez Lacan,
Derrida et Nietzsche: 1- Le commencement continue de commencer 2- L'arrivance 3-
Le hasard est le signe 4- La perte: l'art de la nuit.
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Vernissage le 23 février
à 17 h.
Le public est invité à y assister et l’entrée est libre.
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