| Le collectif artistique CÉDULE
40 à été fondé à Saguenay en 2005. Cette union
est issue d’une volonté d’explorer de nouveaux territoires de l’art en proposant
des projets artistiques inusités et particulier au niveau de la création
dans son rapport au lieu et à la collectivité. Ainsi, dans un esprit
ludique et poétique, Cédule 40 veut créer des oeuvres qui font
appel à l’interaction du public auquel elles sont destinées. |
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| CÉDULE 40 s’est fait connaître
pour son jardin « Sous-terrain de jeu » au Festival international
de jardins en 2006 et le projet « Terrain fertile » en 2007. Le
collectif a reçu deux bourses de la fondation TIMI (en 2006 et 2007) et a
été choisi pour réaliser un jardin éphémère
dans le cadre du 400e anniversaire de Québec à l’été
2008. Les membres de CÉDULE 40 vivent et travaillent à Chicoutimi. |
| 2007»
Terrain fertile » de
Cédule 40 |
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Voyez comment le jardin a évolué au
cours de l'été 2007
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Les lexiques de la
ruralité, de l’agriculture et des terrains de jeux sont réunis dans
cet amusant jardin interactif. Plutôt qu’un environnement hautement contrôlé,
CÉDULE 40 a inventé un système de plantation fondé sur
le hasard et la distribution aléatoire. En revisitant les modes de production
agricole traditionnels et en intégrant la participation du visiteur dans la
plantation du jardin lui-même, les créateurs transgressent l’un des
principes de base du jardinage, soit l’organisation stratégique d’un lieu.
Depuis sa création en 2006 le jardin a été modifié pour
rehausser la perception qu’en ont les visiteurs. L’an dernier, quand ils montaient
sur la balançoire géante, les visiteurs provoquaient la rotation de
silos qui semaient au hasard des graines d’avoine et de lin. Si l’intention était
de semer le jardin graduellement tout au long de l’été, la nature s’est
révélée si forte qu’un champ uniforme s'est créé
rapidement. Cette année, les concepteurs ont ralenti le processus en créant
un sol stérile en tuiles de céramique — des sillons agricoles dans
lesquels s’accumulent les graines d’orge. Avec le temps, les sillons formeront un
humus fertile qui rendra possible la croissance de semences subséquentes.
Ainsi, les visiteurs pourront participer à l’ensemencement tout au long de
l’été, pendant que le bruit des graines tombant sur les tuiles de céramique
soulignera encore plus la nature participative du jardin. |
| 2006 - Sous-terrain de jeux de
Cédule 40 |
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- Julien Boily,
Sonia Boudreau, Étienne Boulanger, Noémie Payant- Hébert
-, repense les lexiques de la ruralité, de l’agriculture et des terrains de
jeux dans un jardin planté avec la participation des visiteurs.
Les lexiques de la ruralité, de l’agriculture et des terrains de jeux
sont réunis dans ce jardin interactif très simple. Plutôt qu’un
environnement hautement contrôlé, Cédule 40 a inventé
un système de plantation fondé sur le hasard et la distribution aléatoire.
En revisitant les modes de production agricole traditionnels et en intégrant
la participation du visiteur dans la plantation du jardin lui-même, les créateurs
transgressent l’un des principes de base du jardinage, soit l'organisation stratégique
d'un lieu. Le visiteur est invité à utiliser une balançoire
surdimensionnée, provoquant la rotation de silos perchés 5,5 mètres
au-dessus, qui sèment au hasard des graines d'avoine et de lin. Le hasard
devient ainsi le principe qui guide le plan de plantation, la participation du visiteur
son mode de production.
En montant sur la balançoire, le visiteur devient un participant actif. Il
obtient aussi une perspective différente sur le jardin, le site du Festival
et les alentours. De plus, la tranchée qui traverse le site lui permet de
voir, sous la surface du sol, les systèmes radiculaires des graines qu’il
a semées. En somme, c'est un retour à la terre, il fend l’air, mais
aussi le sol.
Le résultat, visible seulement au cours de l’été, quand les
semences prennent racine, est tout sauf un aménagement de jardin conventionnel. |
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| Les concepteurs |
Cédule
40, fondé au Saguenay en 2005, est un collectif composé de quatre
artistes multidisciplinaires – Julien Boily,
Sonia Boudreau, Étienne Boulanger, Noémie Payant- Hébert.
Leur pratique collective explore de nouveaux territoires pour l’art et développe
des projets interactifs qui forgent des relations significatives entre une collectivité,
l’œuvre et le paysage. |