«LA MARQUISE
DE POUSSIÈRE »
[Première
édition lancée officiellement en septembre 1999]
Élisabeth est fascinée par la collection de poupées anciennes
de sa mère. Elle rêve du jour où Marielle la lui offrira, comme
son arrière-grand-mère l'avait fait pour sa mère lorsqu'elle
était enfant.
La poussière nourricière
En voulant remettre sa bottine à la marquise, la plus gracieuse de la collection,
Élisabeth échappe la poupée de porcelaine. Afin de cacher son
méfait, elle dissimule rapidement la belle. Elle s'assure ensuite que les
poupées sont bien recouvertes, tout d'abord pour que personne ne s'aperçoive
qu'une poupée manque à la collection, mais aussi parce qu'Élisabeth,
qui a vu bouger les poupées, est convaincue que ces dernières mangent
de la poussière et que c'est ce qui leur permet de se mouvoir.
Mystère et superstition
Les malheurs d'Élisabeth ne font que commencer : sa mère s'étant
remariée depuis peu, la fillette se sent négligée par Marielle
qui, depuis la mort du père de l'enfant, avait consacré beaucoup de
temps à sa fille. Élisabeth tente donc de reconquérir le coeur
de sa mère, mais elle sait que ce ne sera pas facile. Elle décide alors
de lui trouver la plus belle poupée du monde. Après de longues recherches,
et plusieurs larcins, la fillette n'a toujours pas trouvé une poupée
aussi parfaite que sa mère. Selon Aglaé, sa grand-mère, la poupée
idéale c'est le Jésus de cire de la crèche. Élisabeth
s'en empare donc.
Mais pendant la nuit de Noël, un phénomène étrange se produit :
la poupée de cire, bien cachée dans le placard de la chambre de la
jeune fille, semble prendre vie. |