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Aux membres du CA de l’Uneq
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| Chicoutimi, 25 novembre 1999, |
| Mesdames, Messieurs, |
| Le Lézard est un bulletin de liaison destiné
aux membres de l’Association professionnelle des écrivains de la Sagamie,
ainsi qu’à un certain nombre de personnes ayant manifesté de l’intérêt
pour notre association et/ou pour nos opinions sur le monde littéraire auquel
nous appartenons. Nous ne nous sommes jamais fait faute, d’ailleurs, de vous en envoyer
régulièrement un exemplaire, puisque l’Uneq, “union de tous les écrivains
québécois”, est censée s’intéresser à la vie littéraire
des régions. |
| En tant que bulletin de liaison “à parution
aléatoire”, comme il est indiqué sur la page de titre, ce bulletin
est tributaire de la date d’obtention des informations présentées,
lesquelles peuvent se trouver obsolètes à l’insu des auteurs des articles
lors de la parution de tel ou tel numéro du bulletin. Ce bulletin publie également
des opinions, lesquelles dépendent évidemment des informations en main.
Nous avons toujours essayé de vérifier ces informations du mieux possible,
mais à la perfection nul n’est tenu. |
| Nul ne le sait mieux que les éditeurs de
L’Unique, bulletin de liaison des membres de l’Uneq. Celui-ci a en effet publié
il y a quelques temps sur mon compte des informations erro-nées à propos
des sommes que j’avais reçues dans le cadre de la Tournée des Écoles,
les plus élevées des trois sommes indiquées pour les trois auteurs
cités – parce qu’on les avait additionnées, sans le dire, avec les
sommes reçues dans le cadre du programme de parrainage. J’ai bien eu alors
l’idée qu’il y avait là une “insinuation diffamante”, un “propos délibéré”,
“afin de porter atteinte à (ma) réputation”, mais j’ai décidé
de passer outre, en voyant que la plupart des gens communi-quant avec moi à
ce propos n’étaient pas dupes de ce qu’ils considéraient comme une
ma-noeuvre, et après avoir je crois signalé par lettre aux responsables
la maladresse de cette attaque, qui en disait sans doute plus long sur la mentalité
de certains aux CA de l’Uneq que sur mon compte en banque. Pour ce qui est de la
Maison de Lodève, épineux dossier sur lequel apparemment il aura fallu
un an avant d’obtenir, éventuellement, à la prochaine AG, des informations
fiables – et ce malgré des demandes répétées et officielles
de la part de plusieurs membres de l’Uneq – j’admets bien volontiers que, l’agacement
aidant après m’être heurtée à tant d’incompréhensibles
silences, je me sois laissée aller ici et là à une spéculation
un peu trop poussée quant aux motivations des uns et des autres à poursuivre
un projet aussi peu réaliste et dans les conditions apparemment aussi peu
intéressantes. J’aimerais cependant que vous me citiez une phrase à
cet effet dans les trois numéros incriminés du Lézard. Vous
devez confondre avec des extraits de ma correspondance via e-mail avec plusieurs
collègues, qui ne vous était pas adressée mais dont vous avez
apparemment eu copie. |
| Pour ce qui est de François Barcelo, il
m’avait signalé lui-même sa réinscription à l’Uneq après
lecture du Lézard le concernant. La chose ne nous a pas paru nécessiter
un rectificatif, puisque l’information essentielle – sa démission “écla-tante”,
en effet – était exacte. Pour ce qui est, autre exemple que vous ne citez
pas, des chiffres du Festival de la littérature, fort aimablement et normalement
communiqués à ma de-mande par la responsable Manon Gagnon, c’étaient
ceux qui étaient disponibles au moment où était mis sous presse
ce numéro du Lézard. Un rectificatif sera publié dans le Lézard
de janvier 2000, indi-quant que le bénéfice final est bien moindre
que le bénéfice projeté. Cela n’invalide pas pour autant l’analyse
qui a été faite de ces chiffres et des pro-blèmes de certaines
régions avec l’événement. Si le CA de l’Uneq désire en
discuter, rien de plus simple que de mettre le sujet à l’ordre du jour du
Comité trans-Québec des régions – ou de nous envoyer un commentaire
pour Le Lézard ; nous nous ferons un plaisir et un devoir de le publier. |
| Mais concluons. L’Uneq n’a en effet pas à
contrôler les opinions de ses membres, surtout lorsque ces opinions s’expriment
avec honnêteté (mais savez-vous encore la reconnaître ?), et font
l’objet de débats au sein d’une association régionale d’écrivains
indépendante de l’Uneq, parmi des membres de l’Uneq et où que ce soit.
Pour ce qui est de la “grande liberté de critique de ses décisions
et de ses actions” que l’Uneq reconnaîtrait à ses membres, elle est
pour le moins sujette à discussion lorqu’on considère la fermeture
unilatérale du Forum sur le site web de l’Uneq et la transformation de L’Unique
en vitrine. Et enfin lorsqu’on considère la manoeuvre d’intimidation que constitue
votre lettre de mise en garde envoyée dans les jours précédant
une assemblée générale qui risque d’être houleuse, alors
que vous auriez pu depuis longtemps réagir aux numéros incriminés
du Lézard, (le premier date de décembre 1998 !), et nous signaler alors
votre perplexité, votre malaise ou votre mécontentement. Nous n’aurions
pas mieux demandé que l’ouverture d’un réel dialogue sur tous ces sujets.
Pourquoi croyez-vous donc que des membres fidèles de l’Uneq en soient réduits
à s’exprimer partout sauf à l’intérieur de leur union ? Je ne
suis pas la seule. Avez-vous envoyé d’autres lettres de mise en garde ? |
| Votre manoeuvre m’attriste beaucoup. Je regrette
surtout la mentalité obsidionale qui semble s’être installée
parmi vous et qui rend toute critique, tout différend, toute divergence, suspects,
dangereux, effrayants. Je regrette surtout que vous sembliez choisir ce registre
de la menace à mon égard à un moment où au contraire
nous devrions tous nous efforcer de mettre de côté nos éventuels
différents pour le plus grand intérêt des écrivains québécois
– ce que j’ai toujours l’intention de faire lors de l’Assemblée générale.
Voulez-vous réellement poursuivre jusqu’au “mé-canisme de suspension
ou d’exclusion prévu aux règlements de l’Union” ? Y avez-vous vraiment
intérêt? Bien plus important, l’Union des écrivains québécois,
et l’ensemble des écrivains québécois, y ont-ils vraiment intérêt?
Demandez-le vous, et calmez-vous, je vous en prie |
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Élisabeth Vonarburg
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