Cet ouvrage s’inscrit dans la même démarche d’analyse que les deux précédents
livres de Gérard Bouchard (Les Deux Chanoines et Raison et Contradiction,
parus en 2003). Il prolonge aussi ses travaux sur l’étude comparée
de la formation des identités et cultures nationales dans les collectivités
neuves.
Dans chaque cas, l’auteur a voulu explorer la formation et les transformations d’imaginaires
collectifs confrontés à des contradictions en se demandant comment
et dans quelle mesure la raison (ou le discours) parvenait à les surmonter
ou à les articuler en faisant appel à des mythes plus ou moins efficaces.
Gérard Bouchard centre cette fois l’analyse sur un groupe de penseurs canadiens-français
très influents, de la période 1840-1960.
« Gérard Bouchard
centre cette fois l’analyse sur un groupe de penseurs canadiens-français très
influents, de la période 1840-1960. L’aire d’observation est donc circonscrite
par deux événements tenus pour fondateurs dans l’histoire du Québec,
soit l’échec des Rébellions et la Révolution tranquille. Dans
les deux cas, le champ culturel canadien-français s’est trouvé profondément
bouleversé : le premier événement mettait fin à un mouvement
d’émancipation collective porteur des plus grands espoirs; le second, suivant
des voies différentes, allait donner naissance à un mouvement de même
nature. Gérard Bouchard a voulu étudier des intellectuels qui, chacun
à sa façon, ont voulu penser ou repenser la nation (ou la société
— ils disaient aussi le peuple, la patrie, la nationalité) canadiennefrançaise
en formulant des propositions globales de réaménagement ou de relèvement
collectif.
C’est ainsi qu’il a analysé la pensée d’Arthur Buies, d’Edmond de Nevers,
d’Édouard Montpetit et de Jean-Charles Harvey. Dans un dernier chapitre, il
revient sur la pensée du chanoine Lionel Groulx afin de prolonger les conclusions
de l’ouvrage qu’il lui a déjà consacré et pour commenter les
critiques que celui-ci a suscitées. »
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des matières du livre |