Louise Fleury
d'Alma vient de faire paraître un nouvel ouvrage de poésie, «Bruissements»,
son cinquième recueil en solo.
Elle a aussi à son actif une participation à un collectif,
à Montréal, le PEN International (poètes, écrivains,
nouvellistes), à la défense des prisonniers d'opinion et deux biographies.
A l'époque, le ministre Marcel Masse lui avait écrit, à la suite
de la lecture de son texte (PEN).
Cette fois-ci, elle développe les thèmes de l'enfance, de l'amour et
des saisons.
Le nouveau recueil compte 72 pages. Il est publié à seulement 100 exemplaires.
«Mes
petites éditions me permettent de continuer», d'indiquer Mme Fleury. En fait, c'est
ce qu'elle préfère, même si elle a déjà publié
une fois à 500 exemplaires. Depuis quelques années Mme Fleury a sa
petite maison Les Éditions Marie-Lune.
Le volume est aussi une histoire de famille : le fils de Louise Fleury, Nicolas Maltais,
a travaillé au traitement de texte et a retapé chaque poème
tout en assumant la mise en page. Graphik I. Media d'Alma a fait le montage final
et la reproduction électronique. En fait, plusieurs jeunes ( Dave Gosselin,
Nancy Jean, Marc-André Larouche, Nicolas Maltais, Manon Tremblay) ont collaboré
à sa parution, ce qu'elle apprécie hautement. Le lancement a eu lieu
à la bibliothèque municipale d'Alma.
Louise
Fleury
est actuellement dans une phase où elle n'écrit pas, une pause qui
s'est imposée d'elle-même depuis l'automne, à la suite de la
maladie d'un membre de sa famille, ce qui l'a beaucoup touchée.
Un ami aussi auteur, Gaston Blackburn, lui a alors offert un texte qui bouclait le
présent ouvrage. On y trouve aussi des réflexions et textes puisés
ailleurs, mais significatifs aux yeux de Louise Fleury.
En plus de l'équipe de travail, Mme Fleury souligne la collaboration
de Martin Bouchard et Johanne Girard de la bibliothèque d'Alma, qui ont collaboré
au lancement.
II y a dix ans, a-t-elle rappelé au lancement, elle ne voulait plus écrire;
par contre, elle a remporté deux prix, ce qui l'a motivée à
continuer. L'écriture, en l'amenant au fond de son être, est aussi un
apport précieux dont elle n'a pas renoncé à se priver. Un événement
l'amène toujours à y revenir. Pour le moment, elle parle davantage
de vivre dans l'action, avec des yeux autour d'elle. Louise Fleury a mis deux ans
à écrire «Bruissements».
Ainsi, elle caresse d'autres projets : l'auteure a commencé à travailler
à l'histoire de la famille Fleury avec l'historien Carl Beaulieu de Chicoutimi; la recherche et
les entrevues sont déjà completées, à toutes fins utiles.
Le retour intérieur au pays de son enfance lui a aussi donné l'idée
de faire revivre le village de son enfance, Saint-Coeur-de-Marie, avec ses gens typiquement
de l'époque.
Elle dresse mentalement les ébauches
du cadre qui supportera l'action de ce roman. «Ce sera le village de mon enfance,
mais aussi le village de mon imaginaire, quand je montais des pièces et que
je jouais beaucoup; les régions se brisent. Le village que j'ai connu est
changé et j'ai besoin de le retrouver... C'est vrai qu'il n'y a pas de création
possible quand le passé est absent...», dit-elle.
Magella Bouchard du secteur Saint-Coeur-de-Marie de Delisle a illustré «Bruissements».
Les textes de Mme Fleury ont aussi inspiré Mme Bouchard. On retrouve actuellement
des textes de Mme Fleury et illustrations de Mme Bouchard sur les murs de la bibliothèque
municipale d'Alma. |